Un Max de nature

 L'objectif de ce site internet consiste à diffuser des idées et des pratiques relatives à une (r)évolution de notre manière d'être au monde, davantage tournée vers les plaisirs que nous offrent en abondance la nature,

a fortiori le monde sauvage.

Il se veut donc un essai pour mettre en lumière mes expériences et les contributions diverses et variées qui tendent vers une vision de

l'écologie enthousiasmante !

 

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Dès maintenant, et a fortiori à partir du départ le 12 juillet, suivez notre traversée de la France


Un petit préambule

 Nous serions rentrés dans l'Anthropocène, une aire dans laquelle les Hommes travaillent à saccager la planète Terre et donc à mettre en péril leur propre survie. Réjouissant, non ? Face à ce « léger » problème systémique, deux grandes voies, non moins réjouissantes, se dessinent pour traiter les causes (émissions de CO2, épuisement des ressources, etc.) et faire face aux effets (dégringolade de la biodiversité, réchauffement climatique, etc.). Certains voient dans la Technologie et ses progrès incessants la main de Dieu par laquelle l'humanité pourra se sortir de ce mauvais pas (puits de carbone, biomimétisme, etc.). D'autres estiment qu'Homo Sapiens, et a fortiori son avatar contemporain capitaliste, est bel et bien le vilain petit canard de l'évolution et qu'il devra en passer par les foudres de Gaïa, sa terre nourricière, pour s'adapter... ou disparaître (collapsologie, etc.).

 

Les deux approches ont clairement pignon sur rue et nous abreuvent de solutions relativement appétissantes : « Financez le replantage de 38 arbres et demi dans la forêt brésilienne pour compenser les émissions carbone de votre AR Paris/New-York et soulager votre mauvaise conscience ! », peut-on entendre d'un côté ; « L'avion est l'ennemi absolu de la lutte contre le réchauffement climatique, jardinez cet été ! », nous prévient-on de l'autre.

 Il a certes du vrai et de l'utile là-dedans, mais c'est tout de même un brin douloureux de se réveiller chaque matin entre le marteau et l'enclume. Pour sortir de cet étau peu confortable, il m'apparaît primordial de remettre au centre de la réflexion ce qui devrait l'être : la nature. Oh le bel angélisme, penseront certains ! Et pourtant...

 

      La source de ce joli bordel planétaire n'est-elle pas la croissance de notre insensibilité à la nature depuis quelques siècles ? Notre consommation irraisonnée de biens matériels, de divertissements en tout genre ou de produits alimentaires délétères pour l'environnement n'a-t-elle pas pour origine cette déconnexion de la nature ? J'ai ma petite idée...

- Parce que nature et culture ne sont pas deux réalités antinomiques mais complémentaires, voire imbriquées, les expériences du corps dans la nature et nos pensées travaillent de concert pour modeler notre vision du monde -

De mon point de vue, gommer notre aveuglement face aux logiques et aux beautés de la nature permettrait d'abord de gagner en réflexions plus réjouissantes sur l'Anthropocène. Ressentir la vie qui s'ébat tout autour de nous, au quotidien comme en voyage, représente un vecteur de changement des représentations du monde bien plus puissant que le catastrophisme ou la promesse d'hypothétiques solutions technologiques.

 

Si le week-end le badaud lambda préfère se promener entre amis ou en famille, s'enivrer de l'atmosphère de la forêt ou des pentes herbeuses et écouter les oiseaux chanter, faisant par là même l'expérience d'un décentrement du soi vers le vivant aux alentours, il est fort à parier que la propension de la société à penser sa place et son impact sur Terre sera bouleversée. Les pratiques nourrissent les visions du monde. Les manières d'appréhender l'environnement nourrissent les pratiques, dans un cercle vertueux que j'appelle de mes vœux.

 

 Personne (ou presque) n'a envie d'une société qui nous enjoint à faire toujours plus attention à nos impacts écologiques, sans au préalable nous « vendre » un avenir radieux. L'écologie ne sera pas punitive pour ceux qui perçoivent le progrès comme une opportunité de nous refondre dans la toile du vivant... tout en aimant ça. Pour ceux dont le progrès consiste à mater Barbie 2.0 Vs Godzilla à travers des lunettes à réalité augmentée pendant un pique-nique « barbant » en montagne, l'irrémédiable fessée écologiste qui s'annonce risque de rester marquée quelques décennies !


L'espace naturel fourmille d'une vie foisonnante et de paysages évocateurs pour celui qui ouvre grand ses yeux, ses oreilles et ses narines, caresse et goûte le monde qui l'entoure.

S'ouvrir à la nature, c'est avant tout ressentir qu'elle nous apaise, qu'elle nous ressource. Tenter de la déchiffrer, de prendre un instant le point de vue du vivant non humain, c'est aussi prendre conscience que l'on en fait pleinement partie intégrante. 

Les expériences, les productions et les photos qui suivent font la part belle au monde sauvage, si important à mes yeux.

Les pratiques enrichissent les idées. Les idées enrichissent les pratiques.

Alors quoi de plus enrichissant que de s'adosser à un rocher, de parcourir les lignes d'un bon livre sur la nature ou le voyage, bercé par le murmure des feuilles ; puis de repartir à pied, l'esprit d'autant plus ouvert par la lecture d'un auteur inspirant ? 

Des livres oui, mais sans oublier bien sur d'excellents films, reportages, revues et autres...

Le voyage ne pourrait-il pas commencer dès le pas de sa porte ? Bien entendu, l'Afrique ou l'Himalaya ouvre des horizons de beautés  incomparables ; mais un merveilleux sentiment d'évasion peut aussi nous irradier non loin de chez soi, lorsque le soleil couchant embrase le ciel un soir de bivouac. 

Ici, il est surtout question de marche sur plusieurs jours, car elles revêtent la quintessence de ce que je recherche en voyage : la recherche d'altérité et l'émerveillement face à la beauté et la complexité du monde !



Qui suis-je ? Maxime Lelièvre

    Diplômé d'un master en tourisme international en 2013, je n'ai pu résister à l'appel du désert et de la montagne. Loin des bureaux des agences de voyage, j'ai préféré sillonner le Népal et l'Afrique à pied, vivre de boulots saisonniers dans les montagnes françaises. Lors de longs treks, j'ai alors confronté les idées émises dans mon mémoire de fin d'étude concernant le tourisme responsable avec la réalité du terrain et de mes pratiques.

    Très vite, c'est en Namibie que je déniche l'activité rêvée. Six mois dans l'année, j'y encadre des circuits mêlant observation animalière, randonnée et trek itinérant. Pour répondre aux besoins des voyageurs souhaitant mieux comprendre l'environnement désertique exceptionnel du pays, j'ai publié fin 2017 le seul ouvrage en français traitant à la fois des paysages, de la faune et de la flore.

 

Et sur les photos parsemées ici et là à travers le site, vous apercevrez de temps en temps la silhouette d'une belle brune (souvent masquée par un trop gros sac à dos il est vrai), celle de ma compagne Justine. J'ai l'inestimable chance qu'elle m'accompagne régulièrement dans nos treks et safaris en France et ailleurs. D'ailleurs, beaucoup des photos sont d'elle. Bien plus qu'un simple repère humain sur les photos de paysage, elle me donne le courage d'aller bivouaquer au fin fond de nulle part et, surtout, nos discussions m'inspirent énormément pour mes textes.

 

Cliquez sur la couverture du livre et c'est une bonne partie de l'environnement namibien que vous pourrez découvrir sur mon autre site internet.

Honnêtement, s'il y a bien un pays africain à visiter en ce moment pour appréhender la vie dans le désert, il s'agit de mon point de vue (un peu déformé je l'avoue) de la Namibie ! Et qui sait, peut-être se retrouvera-t-on un jour à admirer les lions ensemble.

Fin 2018, nous avons entrepris avec ma compagne une traversée à pied du Népal, en autonomie, pendant 109 jours.

Une expérience très enrichissante qui nous a d'autant plus ouvert les yeux sur les beautés ordinaires et extraordinaires du milieu montagnard ; ainsi que sur certaines contradictions inhérentes au tourisme himalayen.

Cliquez sur l'une des 2 photos et commencez le voyage au Népal !