Culture

Habiter en oiseau ! En voici une drôle d’idée… qui pourrait pourtant se révéler fort inspirante ! En effet, et quand bien même elle ne nous propose pas d’élever nos progénitures dans un nid, Vinciane Despret invite à s’inspirer des manières d’être au monde de nos amis à plumes, pour repenser notre rapport au monde. Ou comment observer les oiseaux serait de nature à « déconfiner » notre pensée…
Par cette enquête sur notre relation émotionnelle avec la nature, Lisa Garnier dépoussière une certaine écologie pouvant paraître théorique, trop éloignée des « vraies » préoccupations de la vie quotidienne, voire carrément utopique. Disons le clairement, avec Psychologie positive et écologie, on rentre dans le vif du sujet.

« L’homme a mangé la Terre ». A travers la course folle pour une certaine idée du progrès humain, les deux derniers siècles ont vu notre planète souffrir comme jamais du fait d’une seule espèce… au point que de nombreux scientifiques considèrent que nous sommes rentrés dans une nouvelle aire géologique : l’Anthropocène, ou l’aire de l’Homme.
« Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le cœur de l’homme éloigné de la nature devient dur ; il savait que l’oubli du respect dû à ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l’homme. Aussi maintenait-il les jeunes gens sous la douce influence de la nature. »

C'est tout simplement un livre que chaque citoyen devrait avoir chez lui. Ou au moins que chaque classe, du primaire à l'enseignement supérieur, devrait laisser à la disposition de ses étudiants. L'Atlas de l'Anthropocène nous plonge dans une myriade de cartes qui donnent corps à notre planète... et à son état inquiétant !
Ecrit par les excellents philosophe et ingénieur agronome Catherine et Raphaël Larrère, Penser et agir avec la nature donne des pistes de réflexion très intéressantes pour s'approprier une question simple, limpide et essentielle : que signifie « protéger la nature » ? Une question dont les éléments de réponse s'avèrent néanmoins bougrement complexes.

C'est LA grosse surprise de ce début d'année pour moi ! J'avais raté sa diffusion sur Arte il y a quelques semaines mais le cinéma de Saint-Egrève m'a offert une séance de rattrapage, qui plus est sur grand écran. Le film est bien plus qu'un « simple » documentaire sur la Mongolie, c'est une véritable immersion vivante, touchante, complexe, parfois drôle, dans la vie mouvementée de Shukhert, un cavalier mongol vivant dans la sublime vallée de Darhad au Nord-Ouest du pays.
Je viens d'avoir la chance de visionner au cinéma l'un des premiers films du célèbre réalisateur de films d'animation, Hayao Miyazaki. Nausicaä de la Vallée du Vent, sorti au Japon en 1984, est considéré par beaucoup de critiques comme un chef d’œuvre... et ce n'est pas sa projection dans le cadre d'un festival, au Mélies de Grenoble, qui me fera dire le contraire.

En voilà une bonne surprise ! Comment mieux parler de la vie sauvage que Jean-Michel Bertrand dans son dernier film Marche avec les loups ? A mi-chemin entre le documentaire animalier d'Arte faisant office de puissant somnifère en début d'après-midi et la grosse production survitaminée qui rappelle davantage un film d'action américain qu'une réflexion sur la nature, Marche avec les loups trouve à mon avis la bonne voie.
Lorsque l'on évoque les peuples indigènes, la figure du célèbre chef indien Raoni s'impose d'elle-même. Plateau labial et plûmes sur la tête, « ça en jette » ! Les signes culturels extérieurs sont en effet ceux que l'on rattache le plus facilement aux indigènes, d'autant plus quand il incarne une rupture remarquable avec les « styles » occidentaux.

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