Pour renouer un contact sensible avec le vivant

En nous inscrivant dans les territoires au travers d'une logique de voyage responsable

Traversée de la France à pied d'Ouest en Est. Traversée France Max de Nature

     Du bivouac à la belle étoile au jacuzzi de la suite nuptiale d’un hôtel 5 étoiles, du petit marché local sentant bon le saucisson au rayon surgelé d’une grande surface, nous nous laisserons guider par les opportunités disposées au fil de notre itinéraire. Enfin... pas tout à fait ! Contraintes budgétaires et préférences personnelles vont de pair (ça tombe bien), pour largement orienter nos choix vers les marchés et épiceries locales ; vers les auberges et bivouacs au plus près de la nature.
     Même si, en raison de la nature de notre aventure, la honte de dévaliser le rayon de nouilles chinoises d’un supermarché ne nous sera pas épargnée, comment pourrions-nous promouvoir des produits hors-sol et une vie complètement en autarcie ? La base d’un tourisme responsable réside dans une saine participation économique sur le territoire que les voyageurs visitent, pour ancrer durablement des activités bénéfiques aux populations humaines.


Pour vivre au quotidien des relations enrichissantes avec les beautés naturelles qui partageront notre route, partout, tout le temps

Traversée de la France à pied d'Ouest en Est. Traversée France Max de Nature

    Pris dans le tourbillon du quotidien de nos vies humaines, on a tendance à oublier que nous partageons nos territoires avec les animaux, les plantes et les minéraux qui nourrissent et se nourrissent de ces mêmes territoires... comme nous, êtres humains. Nous sommes tous deux convaincus que c’est l’insensibilité aux formes de vie autres que humaines qui (même pour nous deux, pourtant amateurs d’observation animalière et de randonnée) vide de sa substance la prise de conscience écologique. Une insensibilité qui prend la forme d’une rupture entre nos sens sensibles (odorat, toucher, etc.) et le monde vivant qui nous entoure, nous nourrit, nous inspire, nous apaise... Comment être réellement sensibles, et donc prêts à faire évoluer nos modes de vie, si nos oreilles ne comprennent plus le chant des oiseaux, si l’on ne voit plus l’extraordinaire toile du vivant se tisser devant nos yeux ?
     Prendre conscience de cette rupture constitue un premier pas ; celui nous donnant envie de sentir, derrière le décor magnifique des paysages, la vie qui demeure et s’ébat malgré certaines activités anthropiques néfastes. Le deuxième pas, c’est celui qui consiste à mettre un pied devant l’autre, chaque jour pendant trois mois, pour nous immerger dans l’environnement, pour faire l’expérience continue d’un contact sensible avec la nature. Le troisième pas, espérons-le, sera celui qui nous permettra au quotidien de réintégrer pleinement le vivant non-humain, dans notre vision du monde et nos actions.