Traversée de la France, 5ème partie : de Saint-Lary-Soulan à Saint-Lary

Récit du 03 au 09 août


Voilà 23 jours que nous marchons :


Aujourd'hui, journée de transition... Il en faut ! Nous sortons pour de bon du Parc National des Pyrénées (un petit pincement au cœur), et pas de la meilleure des manières. On se tape la route goudronnée D929 en fond de vallée, les autres options demandant de repartir haut en montagne. Il fait moche et nous voulons avancer plus rapidement vers l'Est, vers Bagnères-de-Luchon, alors nous 

prenons notre mal en patience et acceptons pendant une petite dizaine de kilomètres de nous faire "frôler" par les voitures. Oh joie ! Et dire que 24 heures auparavant nous déjeunions sur le toit du monde, au-dessus de la mer de nuages !


Ensuite, grâce à un sentier en balcon, la ville de Saint-Lary-Soulan et la descente en fond de vallée nous est, de grâce, évitée pour atteindre les petits villages d'Estensan et d'Azet. Bien que nous ne baignons plus dans la magnificence de la dernière semaine en haute montagne, l'ambiance des petits 

villages aux alentours de 1000 m d'altitude nous va à ravir pour le moment. Comme des boulimiques de naturalité et de beaux paysages, nous avons mangé, mangé et encore mangé du "beau", jusqu'au dessert exceptionnel de la Hourquette de Heas au jour 22... le dessert trop bon mais de trop, qui laisse dans le même temps un goût agréable en bouche et une nausée lancinante. On n'en peut plus, c'est trop beau depuis que nous sommes partis d'Hendaye. C'est bon mais c'est trop riche : écouter 

les oiseaux, photographier les fleurs, repérer et identifier les animaux, s'immerger visuellement dans le paysage, lire le terrain... sentir, ressentir l'environnement autour de soi, le plus possible, pour en devenir un élément à part entière. Pour nous, bons "modernes" que nous sommes, habitués par notre mode de vie à mettre le vivant de côté, à le "voir sans le voir", et bien c'est enrichissant, certes, mais c'est aussi "bourratif". Faites manger un menu complet, plein de goût, à un mec qui sort d'une grève de la faim, il en ressortira dégoûté ! Bon, nous ne sommes tout de même pas dégoûtés... 


Cependant, j'avoue qu'un petit break avec les richesses paysagères et naturelles des Pyrénées nous fait du bien. Ne regarder que ses pieds ou ne réfléchir à rien ou qu'à soi était difficile ces derniers jours, à la manière d'un boulimique que l'on enfermerait dans un supermarché dont les produits sont gratuits. Nous allons devoir apprendre à nous raisonner, à "manger" moins de nature et de paysages même lorsqu'ils sont mis gratuitement à notre disposition.La vallée que nous remontons au-dessus de Saint-Lary, fort sympathique mais moins waouh et moins sauvage, se trouve donc toute indiquée pour une désintox en douceur. D'autant qu'à midi nous avons l'occasion, dans le village d'Azet, de goûter de nouveau aux délices d'une auberge locale. Menu entrée + plat + dessert + quart de vin (avec portions généreuses) pour 15 € par personne : après notre déconvenue hôtelière de la veille, la Bergerie nous réconcilie avec l'offre locale. Comparé à une chambre à 70 € de bord de route sans serviettes, ni draps, ni petit déjeuner, il faut croire que l'euro n'a pas la même valeur partout dans la vallée.

Voilà 23 jours que nous marchons :


De nouveau une météo au très beau fixe ! Ça tombe bien parce que la montée vers le Couret d'Esquierry, à 2100 m, nous offre de nouveau un goût de parc national. Certains pans du vallon sont fermés par des pentes abruptes, très vertes, sur lesquelles l'eau coule à flot. Les Pyrénées comme on les aime, paturees par les vaches et les brebis, mais pas trop pour laisser à la biodiversité la place qui lui est due. À midi, nous posons nos fesses dans une splendide prairie fleurie qui domine le chemin parcouru ce matin (un chemin très raide sur la fin qui nous laisse quelques temps les mollets en feu). L'une de nos plus belles places de pique-nique depuis le début de la traversée : au loin quelques nuages s'accrochent aux sommets, la verte vallée s'étend en contrebas, les fleurs et les graminées dansent au gré de la brise et du son entêtant des insectes. Les bourdons, abeilles sauvages, criquets et papillons, qui peuvent parfois paraître indélicats en ville ou à la campagne, daignent à peine faire attention à notre intrusion dans leur paradis fleuri. À quoi bon, il y a tellement à butiner aux alentours !

Notre venue en plein cœur de ce banquet fantastique nous ravit à la façon d'enfants s'émerveillant devant le moindre animal. Dans les premiers mois de notre vie nous "nageons comme des poissons dans l'eau", puis oublions et reapprenons. Dans les premières années de notre vie tout être vivant est une source d'attention, puis nous oublions et ne réapprenons pas... C'est bien là tout le drame, non ? Alors qu'un beau bourdon noir et jaune en train de farfouiller dans le "casque" d'une aconit napel au violet sidérant, n'est-ce pas l'une des plus belles choses à observer sur terre ? Notre culture du 21e siècle nous "pousse" à considérer que non, à coup sûr, nos sens étant désormais accaparés par la société du spectacle, du toujours plus vite, du toujours plus bruyant, du toujours plus spectaculaire, du toujours plus clinquant, du toujours plus... D'ailleurs, les spectaculaires baleines du Pacifique où les ours blancs de l'Arctique, que la très grande majorité d'entre nous ne côtoieront jamais, font davantage le buzz que les fleurs et les insectes de nos contrées. Il faut du spec...ta...cu...laire ; et même lorsqu'il s'agit de biodiversité, la "chose" la plus "ordinaire" qui soit. 


Faites un appel à don pour sauver je ne sais quelle bestiole fantasmatique à l'autre bout du monde, c'est le jackpot (enfin j'espère... J'en profite pour vous renvoyer vers cet appel à l'aide des protecteurs de la nature en Namibie : https://www.guide-namibie.com/2020/07/31/covid-et-chute-du-tourisme-aider-les-populations-locales-et-la-faune-sauvage/ ). 

Faites un appel à don pour lutter contre l'érosion du vivant près de chez vous, et l'enjeu paraît paradoxalement moins crucial.


Je dis tout ça d'autant plus "tranquillement" que j'ai dû moi-même commencer par être sensible à la faune africaine, dans le cadre de mon travail de guide en Namibie, pour ensuite m'ouvrir aux beautés vivantes de France. Se rééduquer à "l'émerveillement" du vivant ne demande pourtant pas de faire le détour par l'Afrique australe, bien heureusement... ni même par les Pyrénées d'ailleurs. Des insectes, des fleurs, des oiseaux... il y en a (presque) partout, et ce même si l'équivalent d'un département français se bétonne tous les 10 ans ! Hubert Reeves, président d'honneur d'Humanité et Biodiversité et célèbre astrophysicien, a pour sa part finit par détourner la tête des étoiles pour poser le regard sur les beautés présentes à son niveau, sur Terre ; et pour rendre compte de l'aveuglement de notre société à leurs égards.


Cette prairie sous le Couret d'Esquierry nous renvoie à cette magnifique diversité de vie qui traverse nos existences, à cette biodiversité que nous avons souvent trop tendance à reléguer loin de nos préoccupations et de notre attention. Savourer un moment comme celui-ci est une bénédiction, un pied-de-nez à la spectacularisation veine de nos vies. Les marges, ces moments de rupture, se cachent donc aussi dans l'ordinaire... Encore faut-il y être réceptif, et ce n'est pas si facile...

... Comme nous pouvons en faire l'expérience une fois redescendus en fond de vallée aux Granges d'Astau. En regardant la carte, nous nous attendions à une belle grande prairie bordant la Neste d'Oo (la rivière), où broutent en toute tranquillité chevaux et brebis. Raté ! Certes la prairie est là, la Neste aussi, mais ce sont surtout les voitures qui marquent de leur laideur le paysage. Désolé, je ne suis pas 

"anti voiture" (ni "anti rien" d'ailleurs), mais dans cet endroit de pure beauté, encaissé entre les pentes abruptes de 2 massifs sauvages, l'invention phare du 20e siècle fait tâche. Des centaines de bolide se disputent la moindre parcelle de terrain plat au bord de la fin de la route : on se croirait aux abords d'un Zénith un soir de concert ou d'un stade de foot un soir de match. Pourtant, ici, ni starlettes en tenue de soirée ni joueurs en short, mais deux terrasses et un gîte proposant des boissons fraîches. Oui oui, qu'on se le dise, la "nature" est bien devenue un nouveau bien de consommation. Les serveuses s'affairent à contenter en crêpes et autres sodas les centaines de randonneurs épuisés par la chaleur et leur aller-retour au lac d'Oo, voire au-delà. 


Les enfants jouent, des couples regardent alentours sans se parler, des jeunes prennent en photo leurs bières, des parents invectivent leur progéniture, d'autres dégustent leur met comme si c'était le dernier... La vie s'ébat dans toute sa diversité dans cet écrin de nature converti en parc d'attractions par la 

marchandisation du monde. On y trouve quand même notre compte car c'est toujours marrant d'observer les autres, leur manière de faire, de déguster une bière blanche pour moi, une bonne glace pour Juju. 


Cependant, comment ne pas voir aux Granges d'Astau la marque de la "Disneylandisation" du monde, comme la décrit si bien la géographe Sylvie Brunel ? Comment ne pas voir ce parking à "prairie ouverte", les mets et les boissons aseptisés servis à table comme l'intrusion toujours plus loin des logiques humaines sur Terre ? Comment ne pas interroger la pertinence d'inciter les vacanciers à se lancer sur des dizaines de kilomètres de route en voiture pour suivre par la suite un large sentier surfréquente, pour une photo devant le lac d'Oo ? Comment ne pas se soucier de ce 

qu'il reste de nature dans une telle approche, de ce qu'il reste de "marges", de ruptures bienfaitrices avec son quotidien ? Et surtout, comment ne pas comprendre que tout un chacun aspire aux beautés de l'espace montagnard ; que stations de ski, refuges, terrasses et autres aires de bivouac ne répondent vraisemblablement pas qu'à un désir mercantile mais aussi à une veritable aspiration de nature ?


Une fois déniché une place de bivouac au bord du ruisseau, loin du Zénith, nous nous interrogeons sur la pertinence des vacances vertes à la mode cet été. D'un côté oui, c'est bien, de plus en plus de personnes dans la population goûtent aux joies du grand-air. D'un autre côté non, c'est "dangereux" car cela incite toujours plus la pénétration des logiques marchandes (et parfois même narcissiques) qui ont déjà cours sur l'immense majorité du territoire national. Dans 30 ans, quand les vacances en montagne et la randonnée seront devenues l'équivalent de ce que représente aujourd'hui le tourisme balnéaire, restera t-il aux amoureux de nature sauvage, aux flâneurs et aux clochards célestes des espaces à la marge où se ressourcer ?

Voilà 25 jours que nous marchons :


En attendant le cauchemar d'une parfaite anthropisation de nos belles montagnes, nous partons très tôt vers le lac d'Oo pour éviter la foule ; puis bifurquons à flanc de montagne sur un magnifique sentier en balcon, peu fréquenté car essentiellement emprunté par les Gr10istes. Et oui, depuis les 

hauts de Saint-Lary, nous revoilà pour 3 jours sur le fameux GR10 (celui qui traverse toutes les Pyrénées d'ouest en est), comme dans le Pays Basque. 


Au loin, au nord, au-delà des collines 

constituant les piémonts pyrénéens, nous distinguons à la faveur de conditions anticycloniques exceptionnelles la plaine infinie, celle de la région de Toulouse et de Auch. Qu'on est bien là-haut, il doit faire tellement chaud 2000 mètres plus bas !

Arrivés en haut de Superbagneres, une table de pique-nique nous tend les bras. Sur la crête offrant une vue imprenable sur la chaîne pyrénéenne, à bonne distance des quelques constructions de la petite station de ski, nous savourons notre dernière nuit dans les Hautes-Pyrénées. Demain, nous descendons sur Bagnères-de-Luchon à 600 mètres d'altitude, point de départ de notre avancée à travers les collines des piedmonts, entre 500 et 1300 mètres d'altitude. Et dire que la canicule, la vraie, est imminente ! Quelle idée de descendre maintenant... mais bon, il faut décrocher des 

montagnes, nous n'avançons que très peu sur la carte et devons désormais nous diriger plus directement vers le nord-est, vers Carcassonne, afin de ne pas venir s'échouer sur les rives de la Méditerranée côté golfe du Lion. Imaginez nous avec notre maison sur le dos, longeant la côte sous 35 degrés à travers les stations balnéaires telles que la Grande-Motte ou le Grau-du-Roi... Non, ça ne 

serait pas très sérieux et pas franchement en accord avec la philosophie de la traversée.


En soirée, peut-être en guise d'adieux, les esprits pyrénéens nous offrent un spectacle sublime. Des dizaines et des dizaines d'hirondelles et de martinets survolent la crête. En pleine chasse rituelle de fin de journée, les petits oiseaux dessinent des trajectoires invraisemblables dans le ciel, avec en toile de fond les sommets. Habitués à notre présence depuis 2 bonnes heures, le cul vissé sur le banc de la table, les martinets passent parfois à quelques dizaines de centimètres de notre tête pour attraper les moucherons qui nous tournent autour. Non seulement les chasseurs nous ravissent par leurs acrobaties, mais en plus ils nous débarrassent gentiment des insectes incommodant. J'essaie bien de profiter de la table pour écrire, mais le ballet incessant et les sifflements des ailes qui fendent l'air attirent inexorablement mes yeux vers le ciel. 


"Penser écologique" ne commencerait-il pas par ça, par reprendre le temps d'admirer les activités simples mais réjouissantes des autres vivants qui peuplent nos contrées ? Je pense que ce peut être un bon point de départ pour repenser sa place dans le monde en tout cas. Cela ne signifie pas de ne faire que ça ; au bout d'un moment ne regarder 

que les lézards ou les hirondelles pourrait rendre un tantinet "autiste"... mais que ces activités simples reprennent de la place dans nos vies me semble primordial dans le contexte environnemental actuel. Dans les clochards célestes (mon livre de chevet, mon long livre de chevet depuis le début de la traversée), un sage bouddhiste dit quelque chose comme : "quand tu seras en haut de la montagne, continue à monter". C'est drôle, ça pourrait évoquer ces films de kung-fu un peu bizarres. Et c'est aussi quelque chose que j'aimerais dire aux personnes qui montent de 

Bagnères-de-Luchon à Superbagneres par le téléphérique : " maintenant que tu es arrivé en haut de la montagne en 10 minutes, que vas-tu faire ? Te balader 1h le long de la crête, faire un selfie puis redescendre ? Non, continue à monter ! ". Mais je ne suis pas un sage bouddhiste aux longs cheveux et à la barbichette, je ne suis qu'un pauvre clochard céleste que personne n'ecouterait. " Et puis 

monter encore alors qu'on est en haut, quelle idée de mystique... Du rationnel s'il vous plaît ! " ; pourraient-ils me répondre. Et pourtant, en haut de cette crête, il suffit de lever les yeux vers le ciel, de se perdre dans l'infini du bleu et du ballet céleste des martinets et des hirondelles pour continuer l'ascension...

Voilà 26 jours que nous marchons :


Hier après-midi, dans Bagnères-de-Luchon, le contact du soleil sur la peau était à peine supportable. La canicule est bien là ! Alors que le gîte dans lequel nous avons passé la nuit dort encore, nous avons l'impression de partir comme des voleurs aux aurores (on avait payé la veille). La boulangerie ouvre à 

peine, le pain est encore chaud ; peu de personnes croisent notre route à la sortie de la ville.


Aujourd'hui, nous partons en direction du nord pour contourner la "bosse" que dessine l'Espagne en parallèle de la vallée de la Pique. Au petit matin, la montée de 600 mètres de dénivelé vers le village d'Artigue passe plutôt bien. La pente est à l'ombre et on n'a pas encore inventé meilleur climatisateur que la forêt. La nature est bien faite, surtout en temps de canicule.


L'après-midi consiste en d'innombrables up and down en aplomb de la vallée de la Pique, alternant entre parties ensoleillées où le mercure doit atteindre allègrement plus de 40 degrés, et parties en forêt où la marche devient l'espace d'un instant quelque chose d'humain. Dans tous les cas, le ressenti de 

la chaleur n'atteint jamais les extrêmes du centre-ville de Bagnères, cerné par le béton et moult endroits fort déficitaires en végétation.

 

L'Homme a inventé la ville moderne pour son confort, il y a banni pour ça presque toutes traces de nature. Mais comme dirait l'autre, c'est ballot, car ce type de développement "anti-naturel" lui impose des températures plus extrêmes chaque année (et ce n'est 

qu'un début). Coupé de l'écrin naturel qui tempère l'atmosphère, l'Homme a alors inventé le climatisateur qu'il met partout, chez lui, dans sa voiture, chez le coiffeur, etc. Mais, et c'est encore ballot, le climatisateur fait partie du problème qui réchauffe l'air, notamment par la consommation en énergie qu'il suppose. Alors l'Homme a inventé les écolos, ces hommes politiques qui veulent 

remettre la nature en ville. Mais, et c'est une nouvelle fois ballot, tout le monde n'est pas d'accord avec ça et se dit qu'un bon climatisateur vaudra toujours mieux que plein d'arbres en ville dans lesquels se perchent de satanés oiseaux qui chient sur les SUV tout propre...


Comment finira cette histoire, personne ne le sait. La clim' ou les arbres ? Pour le moment, on a choisi le GR 86, un itinéraire qui contrairement au GR10, plus exposé, privilégie la fraîcheur naturelle des ruisseaux et des forêts. Nous ne nous en portons pas plus mal : des clochards célestes ne peuvent se permettre de porter sur leur dos une maison équipée d'un climatisateur !

Voilà 28 jours que nous marchons :


Hier (au jour 27), j'ai bien cru que j'allais flancher dans la montée du col de Caube, qui ne culmine pourtant qu'à 1350 m. En fin de matinée, même la climatisation naturelle de la forêt a eu toutes les peines à tempérer les masses d'air. Pour Juju, Terminator de la randonnée réparé de ses chevilles depuis 

Gavarnie, l'ascension fut une quasi promenade de santé. À peine si elle transpira... Mais est-elle vraiment humaine ? Derrière, j'ai dû changer de tee-shirt tellement il me collait à la peau... chose que même sur l'équateur, en Indonésie, je n'avais pas eu à entreprendre.

Alors aujourd'hui, pour rallier le village de Saint-Lary et le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, nous démontons la tente à la frontale et partons sur la départementale dès les premières lueurs du jour. Plus ça va, plus on se lève tôt. À croire qu'on va finir par marcher de nuit...


Comme la veille au soir, le ciel au loin est magnifique, les premiers rayons du soleil éclairant les nuages orageux qui surplombent les massifs Pyrénées. Nous laissons dernière nous notre bivouac de "rêve" planté sur l'ancien terrain de foot du village de Juzet-d'Izaut.


La veille, nous avons observé un chevreuil non loin du chemin. Aujourd'hui, c'est une biche qui nous fait l'honneur de croiser notre route. Dans les deux cas, étant silencieux et restant à bonne distance, nous avons tout loisir de profiter de la vision de ces herbivores emblématiques de nos forêts.


Après le passage par le col du Portet d'aspect, célèbre grâce au Tour de France, nous descendons vers le joli petit village ariégeois de Saint Lary.

J23 : Fabian à Loudenvielle, juste avant le camping (980 m) ; 5H15 ; 19 km ; + 750 m ; -870 m


J24 : Loudenvielle aux Granges d'Astau (bivouac en bord de rivière, 1130 m) ; 5h30 ; 15 km ; + 1200 m ; - 1050 m


J25 : Granges d'Astau aux hauts de Superbagnères (1820 m) ; 6h15 ; 16 km ; + 1450 m ; -740 m


J26 : Superbagnères à Bagnères-de-Luchon, Gîte Le Lutin (620 m) ; 2h15 ; 7 km ; + 0 m ; - 1200 m


J27 : Bagnères-de-Luchon au ruisseau de Marignac (660 m) ; 6h45 ; 23 km ; + 1000 m ; - 960 m


J28 : Ruisseau de Marignac à Juzet d’Izaut, sur le terrain de foot (600 m) ; 6h30 ; 22 km ; + 1150 m ; - 1210 m


J29 : Juzet d’Izaut à St Lary (680 m) ; 5h30 ; 19 km ; + 850 m ; - 770 m



Max

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